L’ADEN (Association pour le développement de l’économique numérique en France), vient de publier les résultats de son enquête nationale sur les entreprises et l’Internet, une enquête menée auprès de 7000 sociétés, dont 87% de moins de 10 salariés.
Document de synthèse consultable sur le site du Fcga
Pratiques numériques des TPE et PME françaises
Ca bouge en France, mais nous sommes encore des nouveaux-nés en matière de pratiques numériques dans les TPE-PME.
Il semble qu'il y ait encore beaucoup de monde à convaincre quand on constate que seulement 50% des TPE-PME françaises disposent d'un site Web et 31% déclarent n’avoir aucun projet en la matière. C'est mieux que les 27% annoncées par Opinion Way, d'autant que seulement 50% des entreprises "webisées" professionnalisent leur démarche, autrement dit ... elles bricolent leurs sites elles-mêmes. Un constat : plus les entreprises sont petites, plus elles sont sceptiques et moins elles sont présentes sur le Net, l'artisanat, le commerce alimentaire et le secteur agricole étant les moins outillés mais aussi les plus réfractaires.
De quoi s'interroger quand on sait que les PME convertis déclaraient déjà en 2010 qu'Internet leur avait permis de réaliser des gains de 15% en moyenne, en terme de rentabilité, grâce à la fois à l'amélioration de leur chiffre d'affaires et à la réduction de leurs couts. (Impact d'Internet sur l'économie française : Rapport Mc Kinsey - 2010)
Les principaux freins à l’équipement des entreprises
Le manque de temps est le principal frein évoqué par les entreprises qui ne sont pas encore présentes sur Internet, avant les questions de budget ou de manque de compétences. Paradoxalement, les trois-quarts des entreprises équipées en site e-commerce (généralement plus exigeantes) affirment consacrer moins de temps qu’elles ne l’avaient prévu à la gestion de leur site.
Le budget est la 2ème difficulté annoncée pour plus de la moitié des entreprises porteuses d’un projet. Les entreprises équipées indiquent un budget médian de 2500€ pour un site marchand et 900€ pour un site vitrine. Ces tarifs correspondent aux seuls frais de création du site et ne prennent pas en compte l’ensemble des frais inhérent au fonctionnement et à la gestion du site créé (hébergement, communication, logistique…)
Objectif prioritaire : développer l’activité de l’entreprise
Les principales raisons qui motivent les professionnels à créer un site Internet pour leur entreprise est en priorité de doper leur activité commerciale. L’étude montre que si cette ambition semble logique dans le cas des projets e-commerce, les entrepreneurs attendent des retombées concrètes en termes de vente, beaucoup plus que de la simple visibilité sur la toile. Le gain de notoriété (66%) est un objectif secondaire par rapport à celui de gains de clients (70%), "talonné de près par l’objectif d’augmentation de chiffre d’affaires." 2/3 tiers des sites e-commerce créés génèrent plus de 5% du chiffre d’affaires total des entreprises équipées, le tiers restant enregistrant entre 6% et 50% de leurs ventes via leur site marchand.
Contrairement à une idée reçue, le site vitrine ne correspond pas à une étape intermédiaire vers un site marchand. Si 21% entreprises possédant des sites vitrines ont prévu de passer ultérieurement à la vente en ligne, les 2/3 d'entre elles affirment n’avoir aucune intention de le faire.
Les entreprises ont conscience qu'un site "corporate", proposant du contenu à valeur ajoutée sur l’activité et le savoir-faire de l’entreprise, offre de réels bénéfices commerciaux (prospection - fidélisation -promotion ...)
Des chiffres à comparer à ceux annoncés en novembre 2011 par l'enquête Opinion Way pour CGPME (Etude PME Internet & e-learning) qui indique qu'un quart des entreprises de moins de 50 salariés dispose d’un site Internet, 21% ayant créé un site vitrine et 6% un site un site marchand (Par ailleurs, 9% des entreprises de moins de 50 employés sont présentes sur les réseaux sociaux, le principal réseau social utilisé étant Facebook à 70% )
42% des entreprises présentes sur Internet déclarent que cela leur a permis d’accroître leur chiffre d’affaires et la moitié d’entre elles estime au contraire que le chiffre d’affaires n’est pas impacté. Auprès de leur clientèle de particuliers, elles sont 30% à ne voir qu’une retombée minime de leur présence sur Internet mais 40% pensent que le site leur apporte entre 6 et 25% de chiffre d’affaires et 21% que ce bénéfice représente plus du quart de leur chiffre d’affaires.




